Salaire moyen d’un volleyeur professionnel en France
En Ligue A Masculine (LAM), le salaire moyen tourne entre 30 000 et 70 000 € brut par an, soit environ 3 626 € brut par mois selon le rapport DNACG pour la saison 2018-2019.
En Pro B, les montants sont plus modestes : les salaires vont du SMIC à 2 000 € net, parfois 2 500 € pour les meilleurs profils, avec souvent un logement fourni comme avantage.
Le poste influe peu, mais l’expérience et la réputation du joueur pèsent lourd dans la négociation. Un jeune professionnel touche rarement plus de 2 000 €, tandis qu’un joueur confirmé dépasse généralement les 3 000 € net.
Combien gagnent les volleyeurs à l’étranger ?
Les plus gros salaires du volley ne se trouvent pas en France, mais en Italie, Russie, Turquie, Corée du Sud, Japon ou encore au Brésil. Ces championnats sont plus structurés et mieux financés.
Italie (SuperLega)
- Joueur moyen : 60 000 à 120 000 € / an
- Très bons joueurs : 150 000 à 300 000 €
- Superstars : jusqu’à 1 à 1,5 million €
Russie
- Salaire moyen : 80 000 à 200 000 € / an
- Top players : 400 000 à 700 000 €
Corée du Sud (V-League)
- Minimum pour les étrangers : 100 000 à 150 000 € / saison
- Meilleurs joueurs : jusqu’à 260 000 €
- Plafond salarial total des clubs : 1,6 M€
Philippines (PVL)
- Débutant : 800 € / mois
- Top rookies : 2 400 à 2 800 € / mois
Les salaires des stars du volley
Les plus grands noms du volley atteignent des montants bien supérieurs à la moyenne.
- Earvin Ngapeth : entre 250 000 € (Modène) et 600 000 € (Russie, Kemerovo)
- Wilfredo Leon (Pérouse) : environ 1,5 million € / saison, record mondial
- Autres stars françaises (Le Roux, Rouzier) : 100 000 à 200 000 € net / an, plus voiture + appartement
Et chez les femmes ? Des salaires beaucoup plus bas pour les volleyeuses
Les écarts entre hommes et femmes restent importants.
- Salaire moyen Ligue A Féminine (LAF) : 2 192 € / mois
- Moyenne annoncée dans certains clubs : 1 500 € / mois
- Top joueuses françaises : rarement plus de 3 000 € / mois
Beaucoup de joueuses cumulent un emploi ou un statut professionnel parallèle (ex. conventions de double carrière).
Primes, bonus et avantages des volleyeurs pros
En plus de leur salaire, les joueurs peuvent toucher :
- Primes de compétition (victoires, qualifications…)
- Avantages en nature : logement, voiture, billets d’avion
- Primes en équipe de France :
- Ligue mondiale 2015 : 25 000 € / joueur
- Championnat d’Europe 2015 : 10 000 € / joueur
- Prime médailles olympiques : montant gouvernemental
- Indemnités journalières : environ 100 € / jour
Le rôle des agents sportifs : un marché complexe
Le volley est de plus en plus structuré autour des agents. Certains clubs dénoncent cependant un manque de professionnalisme, ou la présence d’agents non habilités. Pour exercer légalement :
- Licence FIVB obligatoire
- + en France, licence FFVB (examen)
L’agence la plus influente est LZ Sport, dirigée par Georges Matijasevic, qui domine largement le marché européen.
Tableau récapitulatif des salaires
| Catégorie | Montant | Commentaires |
|---|---|---|
| Salaire moyen Ligue AM | 30 000 – 70 000 € / an | DNACG 2018-2019 |
| Salaire moyen Ligue A féminine | 2 192 € / mois | 2019 |
| Joueur confirmé (France) | 3 000 – 4 000 € / mois | + logement selon club |
| Ngapeth (Modène) | 250 000 € / saison | Italie |
| Ngapeth (Kemerovo) | 600 000 € / saison | Russie |
| Wilfredo Leon | 1,5 M€ / saison | Pérouse – record |
| Pro B France | 1 500 – 2 500 € / mois | + appartement |
Conclusion : peut-on bien vivre du volley ?
En France, seuls les joueurs de Ligue A masculine vivent confortablement de leur métier. Les salaires restent toutefois très inférieurs à ceux d’autres sports professionnels.
Pour les plus ambitieux, les plus belles opportunités financières se trouvent à l’étranger, où les salaires peuvent atteindre plusieurs centaines de milliers d’euros, voire dépasser le million pour les superstars.
Le volley reste donc un sport passion, qui peut offrir de très bons revenus – mais seulement pour une minorité de joueurs de haut niveau.

